Paris à l'époque de Philippe Auguste

Le quotidien

Le livre médiéval

Le texte est présenté en colonnes. Le nombre de colonnes varie selon la nature du texte, son contenu ou l'habileté du copiste.

Il y a des marges qui deviendront un lieu d'expression graphique. L'usage de celles-ci était important (notamment pour permettre la reliure) et les proportions en étaient rigoureusement respectées. Dès le XIVe siècle, elles servent principalement à l'ornementation

La foliation indique la succession des feuillets. Les numéros des feuillets permettent de retrouver l'endroit quitté.
En haut de chaque page (à partir du XIIIe siècle) il y a un titre courant indiquant où l'on est.
Les débuts et fin de paragraphe (rubrique) sont indiqués par l'usage de l'encre rouge.
La réclame : en bas de chaque page, les premiers mots du cahier suivant garantissent le bon ordre de l'assemblage des feuillets.

Les copistes médiévaux "réglaient" leur parchemin. Une série de petits trous leur servaient de points de repère pour tracer ces lignes sur la feuille avant copie.

La nouveauté apportée par le Moyen Age dans la mise en page est la lettre historiée : c'est une représentation graphique d'une lettre habitée de personnages ou d'animaux en rapport avec le texte.

Les enluminures sont également un art développé à cette époque. L'origine de ce mot est latine "illuminare" qui signifie mettre en lumière. C'est l'introduction d'éléments colorés sur la page de texte pour l'illustrer. Elles se caractérisent au XIIe siècle par la finesse des traits, la délicatesse du dessin, la virtuosité avec lesquelles l'auteur utilise une palette réduite. Au XIVe siècle on voit apparaître les premières enluminures "signées", c'est-à-dire revendiquées par un artiste ou un atelier. On appelle enluminure aussi bien les scènes minuscules à l'intérieur d'une majuscule en tête de paragraphe que les illustrations pleine page qui délimitent les grandes divisions d'un manuscrit.

Une page entière peut être dédiée à l'illustration. Le portrait de l'auteur en est souvent le choix favori.
Il faudra attendre le XVe siècle pour voir apparaïtre la table des matières.

Après l'apparition de l'imprimerie de Gutenberg en 1450, la page devient noire et blanche, mais les premiers livres imprimés sont souvent enluminés à la main après l'impression.